jeudi, novembre 29, 2007

Le théorème de lasticot

Cette histoire n’est pas un rêve, pourtant elle a quelque chose de brumeux et magique, d’intemporel, et vous la narrant je ne saurait dire vraiment comment tout a commencé. La fin quand a elle (oui, il faut commencer par la fin pour raconter une histoire) est sans cliffhanger sans effet de style, juste quelques humains qui se sont endormis après que minuit ai sonné, cendrillons sans citrouilles. Comme dans tous les contes, il faut un lieu hors des critères habituels la ou les pupilles se dilatent devant les étoiles lumineuses, Las Vegas. Notre histoire est un conte moderne donc les bons sont des anti-héros, des gens normaux (hum…bon la je pousse un peu, mais c’est pour le bien du récit), avec des défauts, des névroses et des casseroles plein le passé. Et le méchant (il y a toujours un bad guy), un gentil qui ne sait plus trop ou il en est, sans repères, porté par le cote obscur dans l’abandon le plus total de ses inhibitions, presque touchant, presque ridicule, avec un rire de phoque (heu….bon, la j’oriente franchement mon conte en Shrek-like). Les initiées de ce blog, l’auront déjà compris le méchant est lasticot et les héros sont Damien (dit le poulet) et moi-même (dieu déchu condamné à la mortalité…hum ok,…. je prends ma pilule rouge)…


Il se fait tard, commençons la narration
Il était une fois dans le royaume de Vegas, trois frères prisonniers (ouais…sinon je ne peux pas expliquer ce qu’on foutait la, a cette heure la, dans cette ville la…cqfd) dans la plus haute tour du château Cesar’s Palace (totalement fonsssdéssss). Le plus jeune des trois, dénommé le plaintif poulet, était affalé en compagnie du plus âgée, le poilu et fourbe Sir lasticot entrain de regarder un résumé sportif d’une contrée lointaine ou des Romains joutaient des Mancuniens. Quand le troisième au sombre épiderme entra dans la chambre prêt à s’évader, prêt à subir milles hordes d’ennemis dans l’épaisse foret de tentations qui bordait le château, il fut surpris par la torpeur ambiante et le manque de motivation. Exhortant les troupes, il prit une pleine poignée de pièces d’or qu’il lança vers le poulet en disant "je te prends en heads’up, 4 pièces pour toi, 3 pour moi"...
Lasticot leva la tête intéressé par le challenge, « ok, je prends le gagnant ». Bien sur, le jeune plaintif perdit la confrontation (trop tendre…c’est pas du poulet fermier ça…) et on entendis bientôt le hurlement de lasticot dans la défaite « T’a chattéééééééééééééééé , attends on fait le match retour…. Garde tes 3 pièces, j’en prends 2 ». Le jeune plaintif voulant jouer également pris les deux pièces restantes et la partie muta en un véritable combat de chiens enragés, un tournoi à trois joueurs, blinds 1-2, deux joueurs avec 2 pièces de tapis, un joueur avec 3 pièces Le gagnant du tour débutant avec 3 pièces au tour suivant.


Bien sur, au début, tout le monde finissait all-in rapidement mais bientôt le fourbe lasticot mis son plan en marche, élaborant les pires stratagèmes pour cueillir la victoire (normalement la, vous devez entendre la musique genre entrée de DarkVador sur l’étoile noire).
Il avait décidé de perdre volontairement, des dizaines de tours afin de laisser ses frères gagner en confiance. Il avait laissé échappé de ces lèvres son horrible feulement d’animal éviscéré afin d’endormir la vigilance de ses adversaires. Et, sans s'en rendre compte, cela faisait bientôt une heure qu’ils jouaient a ce jeu ridicule, presque gênés de voir leur aîné si maudit par le sort, blâmant le ciel pour ces nuages. Il voulait les avoir à l’usure, les épuiser mentalement, physiquement pour les écraser dans une course triomphale d’une traite de l’enfer au firmament. Oui, tel était son plan oudi dans le simulacre, tel Loki en Asgard guidant la main d’un aveugle vers le poitrail de Balder, tel Iago chuchotant à l’oreille d’Othello les pires mensonges pour le rendre ivre de rage. Oui le frère félon avait tout planifié, mais mon conte est moral donc les bons gagnent à la fin….
Bientôt la deuxième heure de jeu allait laisser place à la troisième, le poulet avait perdu son avance et voulait arrêter sur sa victoire, dioscure était demi-mort, la gorge desséchée (a force de chambrer) mais lasticot savait que son heure était arrivée. Il avait trouvé la technique ultime, il se couchait tout le temps de small blind (sauf paire en main) et laissait ces autres frères s’étriper quand il était au bouton. Dans le face à face final il jouait les yeux fermés de façon à ne pas prendre de mauvaises décisions. Son plan maléfique était presque parfait, il gagnait partie sur partie. Mais voila, malgré tout cela, malgré sa hargne et sa malice, le sort en était jeté.


Quand les trois princes ne furent plus qu’à une victoire d’écart, ils décidèrent de jouer le titre de Roi sur trois derniers coups. Et sur ces trois coups lasticot reçu deux paires hautes et un AK et trois fois il perdit en duel, le plaintif éphèbe fut ainsi couronné. Comme tout les vilains dans toutes les histoires de ce type, il ne voulu admettre sa défaite et c’est de cette graine corrompue que naquit une variante de Slansky à faire pâlir Morton, le théorème de lasticot.
« À chaque fois que je ne chatte pas de la façon dont je devrais chatter si mes adversaires n’était pas si chattards, je perds. À chaque fois que mes adversaires ne chattent pas de la façon dont j’aurais chatté si je chattais normalement, je gagne. » Ce qui donne aussi en corollaire « quand lasticot est devant dans un coin-flip et qu’il gagne c’est normal, quand il perd l’adversaire à chatté. Mais quand lasticot est derrière dans un coin-flip et qu’il gagne c’est un coin-flip normal, quand il perd l’adversaire a chatté d’être devant avant le coin-flip »
Bien sur dans tout le royaume de Vegas, des paladins se mirent a écrire des chansons narrant la victoire du plaintif face au poilu, on en parla lors des banquets au Bally’s, lors des spectacles au Rio et c’est ainsi qu’aujourd’hui cette histoire bien que vraie ressemble plus a une légende païenne.


Que reste il des pièces d’or ? La rumeur voudrait qu’elles se soient par un sort enchanté transformées en chocolat et englouties par votre narrateur. Le mal est-il bien défait ? non, lasticot ne meure jamais et jurons que bientôt il prendra sa revanche, jurons que bientôt nous entendrons son rire diabolique dans la contrée d’Essonne lors d’une partie de kid jouée blind. Et le poulet, fait roi d’un soir ? Rien, on dit qu’il se fit défénestré dès le lendemain dans une partie de limit 1-2 puis le surlendemain dans une partie de no-limit puis le surlendemain, puis le surlendemain, puis….bah c’est le poulet quoi…
Non, de tout cela il ne reste rien si ce n’est un théorème et quelques sourires emportés à vos commissures par ma narration.


Parfois le poker c’est simple comme trois potes et sept pièces en chocolat dans une chambre d’hotel au milieu des casinos, n’oubliez pas que c’est un jeu…Have fun

3 Comments:

At 20:37, Anonymous lasticot said...

c clair le poker c'est un jeu de cons lol
j'ai adoré le corollaire espèce de fripouille...

Quant est ce qu'on remet ça??

Végas tu me manques..

++

Chris alias lasticot

 
At 14:46, Anonymous Anonyme said...

vous, lecteurs assidus et donc un peu nevropathes, vous aurez noté l'exploit (jamais égalé) réussi par votre volaille favorite : gagner 3 "coin-flip" contre l'asticot... et là je me dis que peut etre tout n est qu une hallucination collective, un doux reve sucré au chocolat.
le p.

 
At 14:13, Anonymous LeSpaG said...

Le meilleur récit (ce qui est plus qu'un compliment).

LeSpaG, en mode ca me rappelle les studs-sauna tout ca...

 

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